Initiative : Le tutorat, une garantie de réussite dans l’entreprise

26/04/2010

Mise en place en 1996, la mesure d’introduire le tutorat dans les entreprises de travaux publics a eu pour vocation de renforcer la qualité de l’accueil des nouveaux salariés, y compris les élèves en alternance ou en stage.
Comment devenir un jour tuteur et transmettre son savoir à un jeune ? Rien de plus simple ! Pour ce faire, une formation de quatre jours prépare les salariés à l’exercice de cette mission pédagogique. Après un an d’exercice de la fonction, les nouveaux formateurs intègrent l’ordre des tuteurs des travaux publics et bénéficient à cette occasion d’une prime d’environ 700 euros. De quoi joindre l’utile à l’agréable et de motiver les forces en présence !
Aujourd’hui, l’objectif de la branche TP en France est de doubler son effectif de tuteurs dans les entreprises. Plus de 3 800 d’entre eux exercent ce rôle contre 1 700 en 2005. La formule s’avère payante à plus d’un titre et se traduit par des résultats encourageants auprès des jeunes recrues qui rejoignent les entreprises de travaux publics.
Comme le précise Jérémy Ferreux, chef d’équipe conducteur d’engins, dans une société franc-comtoise :
« J’encadre un jeune qui est canalisateur. On s’entend très bien et une relation de confiance s’est installée entre nous. Pourquoi suis-je devenu tuteur ? Parce que j’ai eu envie de transmettre à mon tour mon expérience à un plus jeune. J’ai donc profité de cette opportunité et ai suivi une formation de quatre jours qui m’a beaucoup apporté. J’ai une véritable approche pédagogique de ma fonction de tuteur. Mon message auprès des jeunes qui désirent embrasser cette carrière est le suivant : c’est un beau métier où la routine n’existe pas ! On a une réelle autonomie sur le chantier. On peut très facilement progresser pour prétendre être chef de d’équipe ou pourquoi pas conducteur de travaux ».