Quelques notions sur les congés annuels
Les congés annuels ont été créés en juin 1936, au moment du Front Populaire. Améliorée en 1956 et 1969, la durée des congés payés a été portée à cinq semaines en 1982 dans le cadre des lois Auroux (ordonnance 82-41 du 16 janvier 1982).   

 

Maladie et congés payés

Les indemnités de congés payés

Quelques obligations…

 

 

     

Qu’est-ce que les congés annuels ?

Plus communément appelés "congés payés", il s’agit d’une période de congés, représentant aujourd’hui 5 semaines au minimum, permettant aux salariés de s’absenter de leur lieu de travail tout en conservant leur rémunération.

Tous les salariés ont droit aux congés payés, sans spécification d’emploi, de catégorie ou de qualification et cela, quels que soient leurs horaires de travail et la nature de leur rémunération.

La période d’acquisition des droits à congés s’étend du 1er juin de l’année en cours au 31 mai de l’année suivante.



 

La durée légale des congés payés

Les congés sont calculés en jours ouvrables.

Qu’est-ce qu’un jour ouvrable ?
On entend par jour ouvrable tous les jours de la semaine sauf le jour de repos hebdomadaire (en principe le dimanche) et les jours fériés non travaillés. Le samedi est donc un jour ouvrable. 

Chaque salarié a droit à 2,5 jours ouvrables de congés payés par mois de travail effectif. Cela correspond à 30 jours ouvrables, soit 5 semaines, de congés par an.

 

En cas d’année incomplète, les droits à congés sont calculés en fonction du temps de présence effective. Si vous commencez à travailler le 1er janvier de l’année de référence, vous bénéficierez de :

  • 5 (mois) x 2,5 (jours) = 12,5 jours de congés payés, arrondis à 13 jours.

 

Sont assimilés à des périodes de travail effectifs :

  • les périodes de congés payés de l’année précédente,
  • les repos compensateurs, y compris ceux acquis au titre de la réduction du temps de travail
  • le congé de maternité (ou de paternité) et le congé d’adoption
  • les congés pour événements familiaux
  • les congés de formation
  • les périodes de suspension du contrat de travail en raison d’un accident du travail ou d’une maladie professionnelle
  • les périodes de maintien ou de rappel sous les drapeaux.

   

Comment prendre ses congés ?

C’est l’employeur qui fixe l’ordre et les dates de départ en congés.

Le congé principal doit être pris entre le 1er mai et le 31 octobre. Il doit avoir une durée de 12 jours minimum et de 24 jours maximum. La 5e semaine doit être prise séparément.

 

Les congés de fractionnement

Si le salarié accepte de fractionner son congé principal, et de prendre des jours en dehors de la période légale (du 1er mai au 31 octobre), il bénéficie de jours de congés supplémentaires :

  • le salarié prend une fraction de son congé principal comprise entre 3 et 5 jours en dehors de la période légale. L’employeur doit lui octroyer une journée de congé supplémentaire.
  • le salarié prend une fraction de son congé principal comprise au moins égale à 6 jours en dehors de la période légale. L’employeur doit lui octroyer deux journées de congé supplémentaires.

   

Maladie et congés payés

Les absences pour cause de maladie n’ouvrent pas droit aux congés payés, sauf en cas de dispositions conventionnelles plus favorables. Attention ! L’employeur ne peut pas déduire de vos congés vos jours d’absence pour maladie.

Vous tombez malade avant vos congés

  • Si vous êtes malade pendant toute la durée initialement prévue pour vos congés, l’employeur n’est pas obligé de vous accorder une nouvelle période de congés.
  • Si vous reprenez votre travail avant le terme effectivement prévu pour vos congés, vos droits à congés sont reportés ultérieurement.

 

Vous tombez malade pendant vos congés

  • Si vous êtes guéri, vous reprenez le travail à la date initialement prévue. Vous ne pouvez en aucun cas exiger de l’employeur que votre congé soit prolongé de la durée de la maladie ou qu’il soit reporté.

 

 

Les indemnités de congés payés

Pendant votre période de congés annuels, vous continuez à toucher votre rémunération. L’indemnité de congés payés que vous recevez ne doit en aucun cas être inférieure au salaire que vous auriez touché si vous aviez travaillé.

Deux méthodes de calcul de l’indemnité de congés payés sont prévues par la loi. L’employeur est obligé d’appliquer la méthode la plus avantageuse pour le salarié.

La méthode de calcul du 1/10e

L’indemnité, valable quelle que soit la durée du congé, correspond au dixième de la rémunération brute perçue par le salarié entre le 1er juin de l’année N – 1 et le 31 mai de l’année N. Ne sont pas comprises dans la rémunération brute les primes annuelles ou semestrielles.

La méthode du salaire fictif

Dans ce cas, l’indemnité de congés payés correspond à la rémunération que vous auriez touchée pendant une période de travail.

 

Quelques obligations…

… du salarié

  • La prise de congés est obligatoire.
  • Le salarié doit respecter les dates fixées par l’employeur.
  • Le salarié n’a pas le droit de travailler pour un autre employeur pendant ses congés payés.

    … de l’employeur

  • L’ordre et les dates de départ en congés sont fixés par l’employeur. Il doit tenir compte de l’ancienneté du salarié dans l’entreprise, de sa situation de famille et des possibilités de congés du conjoint du salarié. En revanche, l’employeur n’est pas obligé de tenir compte des congés scolaires.
  • L’employeur doit accorder un congé simultané aux conjoints ou aux personnes "pacsées" travaillant dans la même entreprise.
  • L’employeur n’a pas le droit de fractionner les congés du salarié sans l’accord de celui-ci.
  • L’employeur n’a pas le droit de faire obstacle à la prise de congés.

 

 

Pour en savoir plus

Articles L 223-1, L 223-2 à L 223-9, L 223-11 à L 223-15 du code du travail

Sites Internet

Représentants du personnel de l’entreprise
Organisations syndicales
Direction départementale du Travail, de l’Emploi et de la Formation professionnelle.